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Grasse – Un jeune habitant de Grasse a vécu une aventure dont il se serait bien passé, qui aurait pu très mal finir. Alors qu’il s’était mis à faire la vaisselle, ses manches qu’il avait retroussées ont commencé à glisser tout doucement, menaçant vivement de mouiller son pull. Reportage.

  Il est des matins où tout ne se passe pas comme prévu. Sylvain, 19 ans, n’est pas du genre à se laisser abattre par les tâches ménagères. Pourtant, il n’est pas prêt d’oublier ce matin du 6 mars 2017. Comme chaque jour, il se met à faire la vaisselle du petit déjeuner, mais alors qu’il avait rapidement retroussées ses manches pour s’atteler à la tâche, celles-ci commencent à glisser petit à petit, laissant la panique s’installer. « C’est arrivé super vite et quand j’ai compris ce qu’il se passait, c’était trop tard » nous précise-t-il.

 Tout en continuant à laver bols et cuillères, ses manches glissent de plus en plus et se retrouvent très près de l’eau qui coule. Il crie, appelle au secours, mais aucun de ses colocataires ne semblent entendre ses hurlements de dépits. L’une est en train de se brosser les dents tandis que l’autre refait son lit à l’autre bout de la maison, pendant que les manches se rapprochent toujours plus, quelques éclaboussures parviennent même jusqu’à la laine rouge de son pull. « J’ai crié tout ce que j’ai pu pour qu’on vienne me débloquer de cette situation. Si seulement quelqu’un avait été là pour me remonter les manches et que je puisse continuer à laver sans m’interrompre ».

 Plus de peur que de mal

 Les secondes passent et les autres habitants de la maison ne semblent pas plus réceptifs. Il est 08h49 et Sylvain ne peut finalement pas éviter l’inévitable. Les dents serrées et une goutte de sueur lui coulant du visage, il voit finalement ses manches glisser jusqu’à ses poignets. Malgré les manches devenues complétement trempées, il continue coûte que coûte et termine la vaisselle. Il était de toute façon trop tard. « Avec le recul, c’est vrai que j’aurais pu fermer le robinet, remonter tranquillement mes manches, et reprendre ensuite, mais sur le moment ça ne me paraissait pas jouable. C’est vrai aussi que j’ai perdu le contrôle, j’ai paniqué. Là j’ai changé de pull et je me rends compte que ce n’est pas si grave que ça finalement. Je suis au sec et la vie continue ! » a-t-il sobrement conclue.

 La Rédaction