L'actualité des étudiants

06 mars 2017

Les manches qu’il avait retroussées pour faire la vaisselle glissent doucement

IMG_8853

Grasse – Un jeune habitant de Grasse a vécu une aventure dont il se serait bien passé, qui aurait pu très mal finir. Alors qu’il s’était mis à faire la vaisselle, ses manches qu’il avait retroussées ont commencé à glisser tout doucement, menaçant vivement de mouiller son pull. Reportage.

  Il est des matins où tout ne se passe pas comme prévu. Sylvain, 19 ans, n’est pas du genre à se laisser abattre par les tâches ménagères. Pourtant, il n’est pas prêt d’oublier ce matin du 6 mars 2017. Comme chaque jour, il se met à faire la vaisselle du petit déjeuner, mais alors qu’il avait rapidement retroussées ses manches pour s’atteler à la tâche, celles-ci commencent à glisser petit à petit, laissant la panique s’installer. « C’est arrivé super vite et quand j’ai compris ce qu’il se passait, c’était trop tard » nous précise-t-il.

 Tout en continuant à laver bols et cuillères, ses manches glissent de plus en plus et se retrouvent très près de l’eau qui coule. Il crie, appelle au secours, mais aucun de ses colocataires ne semblent entendre ses hurlements de dépits. L’une est en train de se brosser les dents tandis que l’autre refait son lit à l’autre bout de la maison, pendant que les manches se rapprochent toujours plus, quelques éclaboussures parviennent même jusqu’à la laine rouge de son pull. « J’ai crié tout ce que j’ai pu pour qu’on vienne me débloquer de cette situation. Si seulement quelqu’un avait été là pour me remonter les manches et que je puisse continuer à laver sans m’interrompre ».

 Plus de peur que de mal

 Les secondes passent et les autres habitants de la maison ne semblent pas plus réceptifs. Il est 08h49 et Sylvain ne peut finalement pas éviter l’inévitable. Les dents serrées et une goutte de sueur lui coulant du visage, il voit finalement ses manches glisser jusqu’à ses poignets. Malgré les manches devenues complétement trempées, il continue coûte que coûte et termine la vaisselle. Il était de toute façon trop tard. « Avec le recul, c’est vrai que j’aurais pu fermer le robinet, remonter tranquillement mes manches, et reprendre ensuite, mais sur le moment ça ne me paraissait pas jouable. C’est vrai aussi que j’ai perdu le contrôle, j’ai paniqué. Là j’ai changé de pull et je me rends compte que ce n’est pas si grave que ça finalement. Je suis au sec et la vie continue ! » a-t-il sobrement conclue.

 La Rédaction

Posté par actu-etudiant à 13:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]


17 janvier 2017

[Entretien exclusif] Foxy : « ce sont les humains qui ont colonisé les campagnes »

fox-eyes

A la fois discret et encombrant, le renard est depuis longtemps le meilleur ennemi de l’homme, qui n’a jamais réussi ni à le domestiquer, ni à s’en débarrasser. Aujourd’hui, après de longues semaines de traques, et seulement quelques jours après une énième attaque de poule, Foxy a accepté de nous répondre. Il nous donne rendez-vous dans un bois bien à l’abri des regards. Comme la température extérieure, la poignée de main est assez froide, mais nous y sommes. Sans langue de bois mais avec toute la ruse qu’on lui connait, Foxy livre un entretien exclusif à Actu-Étudiant.

 Bonjour Foxy, tout d’abord, pourquoi avoir si longtemps hésité à nous recevoir, pour finalement accepter ?

 Vous savez, c’est une période compliquée pour nous, renards. Et puis, avec les accusations qui planent sur moi, ce n’était pas évident d’accepter une interview tout de suite. Mais en même temps, il me semblait nécessaire d’avoir une discussion d’adulte à adulte sur la situation, de parler des solutions ensemble.

 Justement, allons droit au but, une famille n’a pas été épargné, avec la mort toute récente de leur quatrième poule, Gwendoline. Avez-vous quelque chose à voir avec tout ça ?

 Franchement, que voulez-vous que je réponde à ça ? Ce n’est vraiment pas l’idée que je me fais d’un média sérieux. Même si c’était moi, je ne pourrais pas vous le dire. De toute façon, c’est un détail, on ne s’attaque pas au vrai problème en posant cette question.

 Quel est le vrai problème selon vous ?

 Depuis toujours, on dit que le renard a colonisé les villes. Je crois que l’on prend le problème du mauvais sens. Vous êtes bien sympas, mais nous on a toujours été là, ce sont les humains qui ont colonisé les campagnes. L’explosion démographique fait que c’est vous qui débordez de plus en plus des villes, pas l’inverse. Maintenant, devant toujours moins de milieux sauvages, on doit bien aller chercher à manger là où il y en a. Il faut bien remplir le ventre de nos petits.

 Sans insinuer que c’était vous, ce qui a frappé sur ces dernières attaques de poules, c’est qu’elles ont eu lieu en pleine journée, là où on vous attend plus souvent au crépuscule ou la nuit. Que pensez-vous de ces pratiques ?

 Contrairement à ce que l’on croit souvent, le renard n’est pas un animal strictement nocturne. Même si c’est sûr que ça peut faciliter beaucoup d’attaques. Je crois surtout qu’il faut s’adapter, savoir user de toutes les ruses pour parvenir à nos fins. Si c’est en pleine journée que le coup est bon à jouer, alors il faut y aller ! (rires)

 Parmi les poules qui ont été abattus depuis le début de l’année, une poule semble résister encore et toujours à l’envahisseur… Chicky. Pensez-vous qu’elle a vraiment quelque chose de spécial ?

 (Il soupire). Oui, c’est certain, elle a quelque chose en plus. Déjà, elle est plus agile, plus rapide, mais c’est surtout le coup d’œil, elle voit tout une seconde avant tout le monde. Après, là où elle se démarque vraiment, c’est sur le courage. Elle sait gérer ses émotions dans les moments critiques, elle a la tête froide. Je crois que c’est du jamais vu pour une poule.

 Est-ce que vous faites de cette poule un objectif personnel ?

 (Il marque un temps). Je ne préfère pas communiquer sur la question.

 Enfin, on entend de plus en plus d’histoires d’humains qui apprivoisent un renard à la maison. On a même longtemps entendu une rumeur vous concernant…

 (Il nous coupe). Me concernant, c’est une pure invention, une chimère absolue, évidemment. Je suis complétement contre ce genre de pratique. Déjà, il faut savoir qu’en France, en vertu de l’Article R215-4 du code rural, la détention de renard est interdite. Et puis je n’y crois tout simplement pas. Jamais le dresseur le plus habile n’a réussi à monter un spectacle de cirque avec des renards. Les premiers mois passés avec un renardeau peuvent donner l’illusion que le miracle est possible, mais très vite, il ressentira l’appel du monde sauvage. Croyez-moi, cela en dit long sur l’irréductibilité de notre espèce dont la devise pourrait être : la liberté ou la mort.

 La Rédaction

Posté par actu-etudiant à 20:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 janvier 2017

La Roquette-Sur-Siagne : L'urinoir de droite des toilettes hommes toujours hors service

P70103-182618_1

Alors que la plupart des personnes ont repris le travail en ce début d’année 2017, une école de cirque du Sud-Est de la France doit faire face à d’importantes difficultés, la pissotière droite des toilettes hommes étant toujours hors d’état de fonctionner, et ce pour la 8ème semaine consécutive. Reportage.

 « Piste d’Azur » est une école de cirque agréée par la Fédération Française des Ecoles de Cirque comme lieu de pratique amateur et comme lieu de formation professionnelle dans le paisible village de La Roquette-Sur-Siagne (06). Mais le début 2017, que tout le monde attendait prometteur, est loin de se passer comme prévu. Et pour cause, un des urinoirs des toilettes hommes est toujours en panne. Les salariés et élèves de l’école se posent des questions et le directeur craint pour la suite de ses activités. Certains ont du mal à s’adapter.

« J’avais l’habitude d’utiliser celui de droite, là, tout est chamboulé, ça me gêne dans mon processus créatif » nous avoue timidement Sylvain, élève de la formation professionnelle, qui trouve que celui de gauche se situe trop près du lavabo.

 Pour Piste d’Azur, il conviendrait de trouver une solution au plus vite, avant que les circonstances ne s’aggravent. « Un urinoir recouvert d’un sac poubelle, ça fait très aire d’autoroute. Puis au fond, on a le sentiment qu’on ne le reverra jamais. Franchement, est-ce qu'on a déjà réparé ce genre de chose ? Est-ce qu’on a déjà vu quelqu’un retirer ce fichu sac poubelle d’un urinoir ? » s’est emporté le directeur de l’école.

Selon nos informations, les services concernés ont été avertis mais affirment être débordés. « Il nous semble d’abord plus important de régler le problème de porte qui coulisse mal, puis de fixer correctement le sèche main » pouvait-on entendre de la bouche du chargé de communication, avant de conclure qu’ils pourraient s’attaquer au problème de l’urinoir début mai 2017.

 La Rédaction

Posté par actu-etudiant à 13:57 - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 décembre 2016

Alpes Maritimes : disparition d’Ingrid, poule pondeuse

Ingrid

Le tragique enlèvement du gallinacé a eu lieu dimanche dernier, au crépuscule, entre Grasse et Cannes, provoquant une large vague de froid dans le village d’Auribeau-Sur-Siagne. Le bilan actuel fait état d’une poule tuée, et de deux autres en état de choc avancé. Il serait l’œuvre de…Foxy, encore, toujours. Même si le bilan n’est pas particulièrement lourd, le climat de peur qui s’installe éprouve sérieusement les poules riveraines. Témoignages.

 Parfois, tout se joue à un détail. Patricia l’a appris à ses dépens. Dimanche en fin d’après-midi, la nuit tombe et les trois poules Chicky, Ingrid et Gwendoline regagnent le poulailler. Avant de partir au théâtre, Patricia ferme le grillage, comme à son habitude, mais oublie la porte en bois. Patrice, son compagnon, explique : « ce n’est pas la première fois qu’on oublie. Jamais il ne s’est rien passé, mais cette fois, oui. On prend la confiance, on se dit que c’est safe, et voilà. En fait il ne faut jamais rien prendre pour acquis » balbutie-t-il dans un sanglot.

 « On ne s’habitue jamais à une attaque »

 Personnage médiatique, leader du groupe par son ancienneté, Chicky fait figure de survivante, de miraculée, d’immortelle pour certains. Plusieurs jours après le drame, elle livre un témoignage exclusif pour Actu-Étudiant. « On ne s’habitue jamais à une attaque. Celle-là était épouvantable. Il faisait vraiment sombre, on était entre chien et loup, mais j’aurais pu reconnaître Foxy parmi 100 autres. Son museau long et pointu, ses larges oreilles bien dressées au-dessus de la tête, mais surtout, sa démarche, aussi terrifiante qu’élégante, que la pénombre n’a rendu que plus épouvantable. J’en ai encore des flashs la nuit. Å chaque bruissement de bois dehors, on se dit qu’il est de retour ». Quand on lui demande de nous livrer les détails de l’attaque, elle laisse échapper un spasme discret d’émotion. Mais courageuse, elle reprend, pour la mémoire de son amie. « Ingrid, c’était la plus fougueuse. Quand Foxy est entré, elle n’a pas hésité à s’interposer. C’est donc elle qu’il a emporté. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle avait disparue, ne laissant que quelques plumes derrière elle. Certaines mauvaises langues parlent d’inconscience, nous, on sait que c’était du courage. Elle est partie en héros. »

 Incarner la résistance

 Déjà rescapée de sa deuxième attaque orchestrée par Foxy, Chicky est, plus que jamais, celle qui doit mener la lutte. Elle a aujourd’hui bien conscience qu’elle a fort à faire, qu’elle est attendue par une très grande communauté de poule à travers l’hexagone et même au-delà. Elle décide néanmoins de ne pas nous en dire d’avantage pour le moment.

Même si dans l’immédiat, l’heure est au recueillement, elle semble avoir les idées bien en place et la révolution ne devrait pas tarder à se mettre en marche, comme le montre sa toute dernière exclamation de notre entretien «  chaque minute passée à picorer des graines dans le jardin est une minute passée à laisser le crime pousser telle la mauvaise herbe. »

 

La Rédaction

Posté par actu-etudiant à 13:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 août 2016

Chicky : « Les gens nous considèrent seulement comme une usine à œufs »

IMG_3420

Mûr en brique rouge, espace couchette en bois et bien au frais, Chicky nous reçoit dans le poulailler fait maison du très joli village d’Auribeau-sur-Siagne. Dans son majestueux plumage roux de poule pondeuse, elle nous invite à nous asseoir sur de la paille posée ici pour l’occasion. L’ambiance est tout de suite décontractée.

 

Chicky, vous êtes une des premières poules à être vraiment active sur le réseau social, comment cela est-il arrivé ?

 Depuis l’épisode terrible de l’attaque de Foxy sur Dovy et Galinette, j’ai senti qu’il fallait qu’une voix s’élève et que l’on commence à nous considérer en tant qu’animal véritable et attachant. On en a gros car les gens nous considèrent seulement comme une usine à œufs alors qu’il y a quand même un cœur qui bat derrière tout ça.

 

Justement, comment avez-vous géré cette attaque, puis la disparition de vos homologues ?

 En tant que poule, on sait très bien qu’on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête vis-à-vis des renards. On savait Foxy très actif dans le secteur depuis quelques mois. Par chance, j’ai pu me réfugier sous un tas de bois et de feuille, terrifiée. Les autres n’ont pas eu autant de chances, ça aurait pu être moi à leur place. On s’habitue à leur absence, mais on n’oublie pas. Même si aujourd’hui la menace existe toujours, on doit continuer de vivre, on ne cède pas à la terreur.

 

Quelles sont vos relations avec les nouvelles arrivantes, Ingrid et Gwendoline ?

 Au début ça n’était pas simple. Elles ont mis du temps à s’acclimater, ce qui est normal. Je reconnais que j’aurais pu faciliter leur intégration, je n’ai pas toujours été tendre. Elles ont passé les premières nuits dehors. J’ai pu lire ici et là que c’était à cause de leur couleur de plume (elles sont noirs, NDLR), c’est une pure invention des médias qui ont voulu nous désunir. J’étais encore sous le choc par rapport à Dovy et Galinette, j’ai vécu une période difficile mais je dois beaucoup à Ingrid et Gwendo qui m’ont soutenu énormément, ce sont deux poulettes en or !

 

Les rumeurs de tension, c’était de l’intox ?

 Nous avons quelques désaccords mineurs comme sur le fait d’aller manger dans le potager du jardin, ou sur le fait d’avoir peur des chiens, ce qui selon moi appartient au passé. Mais globalement, tout se passe vraiment à merveille.

 

Selon l’expression humaine, « être une poule mouillée » signifie être peureux, vous confirmez ?

 Là encore, ce n’est que calomnie ! C’est une idée reçue de penser que quand on a été surprise par la pluie, on se tient à l'écart, sans remuer, comme dans une espèce de honte et d'abattement. Non vraiment, il n’en est rien.

 

Vous dormez vraiment perchées ?

 Ça en revanche, c’est vrai. Pourtant on a tout ce qu’il faut pour passer des bonnes nuits dans la paille, mais non. Avant que vous ne me le demandiez, « se coucher à l’heure des poules », c’est vrai aussi. Dès qu’il fait nuit, fini pour nous. On est plutôt du matin, c’est clair.

 

Que faites-vous pour garder la forme ?

 Tous les jours, on a un petit créneau où on apprend à voler, on dépense pas mal de calories mine de rien. Sinon, on surveille scrupuleusement notre alimentation, beaucoup de légumes, des graines et quelques vers pour les protéines, quand on en trouve.

 

Sur une échelle de 1 à 10, où vous situeriez vous sur l’échelle du bonheur ?

 (Rires). Ce n’est pas banal comme question ! Mais intéressant. Je crois que je dirais… Un bon 9/10 au vu de nos conditions de vie actuelles.

 

Que manque-t-il pour arriver à 10 ?

Hmm (elle hésite)… Peut-être… Un coq ! (éclat de rire)

 

La Rédaction.

Posté par actu-etudiant à 16:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]


24 juillet 2016

« Chérie, ce soir on dîne chez les Verdeil », par cet ami qui s’est rangé

Pierre

La nouvelle est tombée ce matin et éclabousse tout le Sud de la France, Pierre, dont ses amis ont toujours vanté sa fougue, son insouciance et sa folie entrainante, a finalement fini par se ranger, entrainant un quotidien peu accommodant, voire monotone. En cause ? Sa nouvelle vie de couple, qui dure depuis plusieurs mois maintenant.

Une situation provisoire ? L’histoire ne le dit pas. Ses amis témoignent.

 Il est de ses amis dont on pense qu’ils ne se calmeront jamais, même avec l’âge. Pierre était l’un d’entre eux, à n’en pas douter. Mais la raison et la modération ont finalement frappé à sa porte, et bien plus tôt que prévu. « Pierre, c’était le mec avec qui tu continuais de bringuer à huit heures du matin, et avec qui tu allais sauter sur tous ceux qui dormaient » nous confie Clément, un proche visiblement désarçonné.  « Quand j’ai appris pour son couple, j’étais heureux pour lui, il le méritait. Puis j’étais absolument persuadé que le fléau ne le toucherait pas. Pas lui. Il était trop fringant pour ça. Puis il s’est finalement rangé comme tant d’autres avant lui » poursuit le jeune homme dans un sanglot.

 Mais Clément n’est pas le seul à se sentir trahit. Sa meilleure amie, Elena, ne peut que consentir. « C’est vrai que Pierre, c’était quelque chose. On a bien senti le changement dans le groupe, notamment pour la fête annuelle de Montbazens. D’habitude c’est le feu, cette année c’était sympa, sans plus », lâche-t-elle avec fatalisme.

Aucun démenti

Interrogé à son tour, l’intéressé n’est pas du genre à se cacher derrière de faux semblants. « J’avoue que les dernières années ont été folles, j’ai profité, ça oui, mais j’étais peut-être trop sensible pour continuer à vivre cette vie finalement », admet-il. Et quand on lui demande sa vision de la vie désormais, il n’hésite pas une seconde : « aujourd’hui je croise les doigts pour qu’on ait tous les deux un CDI au plus vite. La suite, je nous vois bien acheter un petit pavillon dans la banlieue de Rodez, un labrador et une Peugeot Break 308, pour trimballer nos deux enfants, un garçon et une fille ».

 Des mauvaises nouvelles pour certains, qui en sont d’excellentes pour d’autres, comme Gaël et Camille, un autre couple d’ami de Pierre habitant à Toulouse : « il a beaucoup souffert par le passé, c’est vraiment une bonne chose pour lui, je leur souhaite le meilleur. Et puis pour ne rien vous cacher, on s’est déjà prévu un petit week-end dans les Pyrénées tous les quatre, ça va être chouette ! »

Posté par actu-etudiant à 17:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 mai 2016

Olivier Moerschel, le jubilé

Capture

Présent dans le groupe du numéro de planche coréenne lors du spectacle des lauréats, le quadragénaire a sans doute pris part au dernier spectacle de sa carrière, sous le chapiteau de Piste d’Azur ce lundi 16 mai au soir. Quatre de ses anciens partenaires nous racontent leur Olivou.

 Il l’avait annoncé en septembre dernier. Olivier Moerschel quitte la piste après ce dernier spectacle des lauréats à l’occasion du 12ème festival de la Piste au Soleil de l’école de cirque Piste d’Azur. Une école où il aura passé l’intégralité de sa carrière et caressé quelques étoiles de monde circassien. Il y avait donc forcément beaucoup d’émotion au moment de l’entré en piste de cet artiste de quarante ans. Et de l’émotion, il y en a eu aussi surtout pour sa sortie. Une sortie par la grande porte. Un ultime cadeau ? Une façon de lui rendre hommage devant son public après dix ans de bons et loyaux services ? Ça y ressemble.

 « Son cœur est bleu et jaune »

 Patricia Hotzinger (directeur déléguée à l’école de loisir) : « Quand il a débarqué ici il y a dix ans, il a directement tout donné de sa personne. Son arrivée a apporté une parenthèse de fraicheur et d’enthousiasme qui a bousculé tout le monde et fait beaucoup de bien. Je me souviens qu’à un moment où c’était financièrement difficile  pour l’école, il a proposé de continuer à donner les cours gratuitement. Le cœur d’Olive est bleu et jaune. Je ne suis pas surprise de l’entendre dire qu’il ne portera pas les couleurs d’une autre école. Il aura joué dix ans ici. Je ne vois pas beaucoup d’autres artistes qui ont fait une aussi longue carrière sous les couleurs d’une seule école. »

 « Il y aura toujours cette image à la Piste Au Soleil 2007 »

 Alexandra Puech (ancienne élève, toujours très active pour l’école) : « Olive, c’était un phénomène. Il était très précieux pour la bonne ambiance du groupe, c’était le premier à faire une blague, mais aussi le premier quand il s’agissait de faire une parade pour assurer les copains. Et évidemment, le premier pour faire la fête après le show. Quand on évoque Olive, il y a toujours cette image de la Piste au Soleil 2007 qui traîne. C’est vrai que c’était la tradition de sortir après les shows, on était rentrés très tard ce soir-là, et pour le show du lendemain soir, il n'allait pas beaucoup mieux. Il est tombé au moins 8 fois du monocycle pendant le numéro. On aurait pu lui en vouloir, parce-que c’est le genre d’erreur individuelle qui fait mal au collectif, mais le groupe était si soudé qu’on a oublié ça très vite. C’était une erreur qu’il n’a jamais rééditée. On aurait juste préféré qu’il la commette ailleurs qu’à la Piste Au Soleil, quoi ! (Rires.) »

 « Pour moi, il y avait Olivou et Clemou »

 Clément Fodella (élève à l’école de loisir) : « C’est typiquement le genre de mec qui sait tout faire sur la piste. Jonglerie, portées, monocycle, c’est évidemment sur la planche qu’il se régalait le plus. À un moment, j’ai entendu dire que s’il se mettait en retrait à certains moments par rapport à ses partenaires, c’est parce qu’il avait la trouille. Quelle connerie ! Au contraire, c’est parce qu’il savait mieux que quiconque ce que chacun était capable de faire, et qu’il pensait à lui en dernier. C’était le groupe avant tout. Il a seize ans de plus que moi mais j’ai vécu avec lui, parmi mes plus beaux souvenirs de piste. À chaque fois que l’on se voit, on a notre poignée de main bien à nous. C’est spécial. Pour moi, il y avait Olivou et Clemou. Ça va beaucoup me manquer de ne plus le voir à mes côtés sous les projecteurs, et surtout, de ne plus tutoyer les cieux sur la planche, en slip. »

 « Il est et restera mon mentor, mon sauveur, mon ami avant tout »

 Kevin Bargis (ancien trésorier de Piste d’Azur, sociétaire, bénévole et partenaire de planche) : « Je suis fier d’avoir pu évoluer à ses côtés. On a eu de très bons moments que ce soit à l’entraînement, en spectacle, ou même à l’extérieur de l’école. On a quand même bâti de nos mains et à la sueur de nos fronts une planche ensemble... Et comment oublier cette fois à l‘entraînement où il m'a sauvé ? J’allais tomber de bien deux mètres cinquante de haut directement sur l’épaule mais il s’est interposé sans réfléchir et personne n’a rien eu. C'était naturel chez lui de se battre pour les copains. Quand on sautait avec lui, on savait qu'on pouvait y aller sans crainte, jamais il ne nous aurait laissé tomber. Il est et restera mon mentor, mon sauveur, mon ami avant tout ».

La Rédaction

Posté par actu-etudiant à 14:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mai 2016

Insolite : Il fait un numéro de cirque sans utiliser une musique de Yann Tiersen

IMG_6538

Le monde du cirque se réveille secoué en ce mardi 17 mai. À l’heure où tout le monde ne se posait même plus la question de savoir si ça allait arriver un jour ou pas, un jeune circassien l’a fait : créer un numéro de cirque sans utiliser une musique de Yann Tiersen. Décryptage d’un moment historique.

 Le monde du spectacle n’a pas fini de nous surprendre. Alors qu’il participait au festival de la Piste au Soleil 2016, Sylvain, 18 ans, est venu bousculer les codes bien connus de tous, qui consistent à utiliser une musique de Yann Tiersen quand on crée un numéro de cirque.

 Un élément créatif

 Romain Peters, coordinateur de la Formation Professionnelle Artistique du Centre Régional des Arts du Cirque Piste d’Azur, où étudie Sylvain, confirme que c’est un élève qui sort du lot. « Malgré son jeune âge, il fait déjà preuve d’une créativité très développée par rapport à ses homologues de la formation. Il n’hésite pas à aller là où les autres ne pensent même pas s’aventurer, notamment avec ce numéro basé sur des kaplas, un jeu habituellement réservé aux gamins ».

 Mais outre son numéro où il joue avec des constructions de kapla, et où il mélange équilibre, jonglerie et jeu d’acteur, c’est surtout son choix de musique qui fait réagir. Son idée est de mettre la radio en direct via un petit poste à l’ancienne, directement installé sur scène (ou sur la piste, comme sur notre photo). La musique est donc aléatoire. Un pari risqué mais qui représente bien l’idée qu’il a du « spectacle vivant ».

 Mais ce qui a offusqué les spectateurs, c’est bien ne pas avoir retrouvé de musique de Yann Tiersen. La pilule a du mal à passer pour Isabelle, qui a ses enfants à l’école de loisir de Piste d’Azur : « à la fin du spectacle, on n’avait eu ni le droit à la BO d’Amélie Poulain, ni à Caravan Palace, c’est très bizarre ce choix, je veux dire, c’est du cirque quand même, mince ! » confie-t-elle, agacée.

 Une histoire qui va sans aucun doute faire remuer la Fédération Française des Écoles de Cirque dans les jours à venir.

 La Rédaction

Posté par actu-etudiant à 17:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 avril 2016

Drame en région PACA : ils se disent au revoir mais partent ensuite dans la même direction

IMG_6819

Grasse - Voilà une situation dont ils se seraient bien passés. Venus dîner chez leurs parents, Tom et Clément vont ensuite repartir en soirée chacun de leur côté et se disent au revoir devant le portail de la maison, avant de s’apercevoir qu’ils sont garés au même endroit. Ils doivent ainsi continuer à marcher ensemble dans la même direction. Retour sur le malaise de la situation.

  C’est une histoire qu’on préfèrerait être une blague. Pourtant, hier soir (mardi 26 avril), les deux jeunes hommes de 20 et 24 ans, frères issus d’une famille recomposée, se sont bel et bien retrouvés dans une position très inconfortable. « On venait de passer une soirée très accommandante en famille, tournedos Rossini, pommes de terre au four, tiramisu et Bourgogne Pinot Noir, il faut dire que tout était rassemblé » nous glisse Tom d’un ton enjoué. Et pourtant, la fin de la soirée va amener un gout amer à ce repas idyllique.

 « On s’est dit au revoir au niveau du portail, d’une poignée de main un peu spéciale comme on le fait toujours, puis on s’est rendu compte qu’on était tous les deux garés de l’autre côté de la route. Il y a eu un vrai malaise, c’était une situation très angoissante » nous avoue Clément, visiblement toujours sous le choc.

Une tension bien palpable

« Dans ces moments-là, on ne sait vraiment pas comment procéder » poursuit Tom. « Est-ce qu’on doit continuer à se parler ? Ce serait bizarre puisqu’on vient de se dire au revoir. Et même si on continue à se parler, est-ce que une fois arrivés à nos voitures, on doit se redire au revoir ? Non vraiment, c’est une position hyper délicate à gérer ».

 Devant tant de doutes, les deux jeunes hommes nous avouent en toute fin d’interview ne pas s’être remis totalement de cet épisode foudroyant et expliquent avoir besoin de se retrouver tous les deux, et réfléchir à une solution permettant d'arranger les choses, afin que tout redevienne comme avant. Nous leur disons donc au revoir à la sortie du café, avant de se rendre compte que nous étions garés dans la même rue un peu plus loin.

 La rédaction

Posté par actu-etudiant à 01:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 mars 2016

[Portrait] - Clément Cayol, l’humour comme terrain de jeux, mais pas que

10712850_10205126617148662_5295486571553545237_n

Un lundi comme un autre, dans une colocation du 7ème arrondissement de Lyon, un homme à la stature imposante – tantôt acquise par la musculation, tantôt par la bière – se lève boitillant, souvenir d’un énième match de rugby disputé quelques jours plus tôt, et se fraye un passage jusqu’à la salle de bain, en prenant soin d’éviter vêtements sales, bouteilles de rhum vides et ballons de rugby qui jonchent le sol. Après avoir pris une douche sommaire en écoutant « Le blues du Businessman » en boucle, il peut mettre en place ses lentilles de contact et boire une première gorgée de café Malongo des petits producteurs, volontairement surdosé.

 

Clément Cayol débute ainsi sa routine matinale. C’est généralement après avoir visionné l’Intérieur Sport sur Jonny Wilkinson, en lieu et place du premier TD de la semaine, qu’il se rend à la BU de l’Institut d’Études Politique de Lyon, où il y étudie pour la 4ème année, afin de travailler un exposé sur la situation économique de l’Iran, par exemple.

La suite ? Il se rendra en fin de journée à l’entraînement du GP Rugby Club, qu’il a d’ailleurs décidé de présider 2 ans en arrière. Une initiative parmi d’autres traduisant cette habitude chez lui de prendre les choses en main, tôt acquise chez celui qui, à 18 ans, laissait 1000 kilomètres entre lui et sa famille pour poursuivre la primauté d’un rêve d’élévation intellectuel. « Laver mon linge, me faire à manger tout seul, quitter une maison avec jardin sur la côte d’azur pour la grisaille parisienne, rien ne pouvait freiner mon rêve », plaide celui qui, déjà très mature, avait décidé de redoubler sa 1ère ES pour avoir un meilleur dossier et pouvoir rentrer à l’Institut Catholique de Paris et se préparer aux concours des IEP.

 

Sur le terrain de rugby, il a porté tous les numéros, ou presque. De pilier à ailier en passant par la 3ème ligne, on a même déjà pu le voir au centre. « C’est un joueur puissant, vif et qui fait preuve d’initiative » nous glisse Thomas, co-équipier et ami. Un joueur qui n’hésitera pas à jouer une touche rapidement pour renverser le cours d’une partie.

Son dos a donc - presque – déjà été floqué des numéros 1 à 15. Comme dans la vie, où on peut évidemment le retrouver à l’Université, mais aussi au bord d’une piscine olympique, où il a passé une bonne partie de sa vie, enchainant les compétitions ici et là. Après avoir passé son brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique en 2014, on le retrouve aujourd’hui plutôt à l’extérieur du bassin qu’à l’intérieur, en tant que nageur sauveteur durant les périodes estivales sur les plages ou piscines de la côte d’azur. Un travail qui lui permet de vivre plus allègrement durant ces deux mois de retour dans le Sud.

 

Il se dit couche-tard, lève-tôt, mais c’est certainement son « envie de vivre » qui le pousse à l’être, car un petit boulot, il en possède aussi un à Lyon. Trois ou quatre fois par semaine, on peut le croiser dans les rues lyonnaises, qu’il connait maintenant par cœur, en tant que chauffeur-livreur. Ce n’est finalement qu’à 22h30 que débute son moment « relax » de la journée, pendant que d’autres en sont déjà à leur quatrième pinte de chouffe sur les quais du Rhône. Et que fait-il alors ? Il donne encore de son temps pour les autres, en travaillant sur l’Assolidaire, son bébé. Une association dont l’objectif est d’inviter les étudiants à s’engager dans des actions de solidarité, qu’il a fondé en 2013 et dont il était trésorier, aussi. Véritable meneur, on pourrait aussi le voir organiser une récolte alimentaire pour des sans-abris, ou encore travailler sur ce projet de solidarité, qui l’a vu partir un mois au Cameroun en 2012, afin de construire une école au sein d’une équipe de 6.

 

On pourra également le voir échanger avec son colocataire et ses voisins sur les politiques de développement, l’écologie-politique, l’économie sociale ou encore la lutte contre la pauvreté, mais quand vient l’heure pour tout le monde de regagner sa chambre, pas question de se laisser aller à un CS sur son ordinateur, non. On le verra plutôt plongé dans un bouquin philosophique, posé devant un bon film, en connaisseur, pour ce passionné de cinéma, fan absolu de Wes Anderson, ou encore, devant OSS117 : Le Caire, nid d’espions, son péché mignon. Le Caire d’ailleurs, d’où il revient tout juste, après avoir étudié un an au département d’enseignement de l’arabe contemporain du Caire. Après l’anglais, il faudra donc ajouter la langue arabe à son CV.

 

Mais de toute cette polyvalence, il y a forcément un liant qui assemble le tout, un ciment, une matrice qui relie tous les grains entre eux, un lien qui assemble les feuillets d’un livre : l’humour.

Prêt à tout pour une blague, il le dit lui-même : « si j’ai décroché, même un seul rire, c’est gagné ». Il voit dans l’humour non seulement une raison de vivre mais une échappatoire, comme quand un problème technique lui empêche de diffuser son PowerPoint : « impossible de le projeter, donc j’ai dû me contenter d’être drôle à l’oral ». Et ça marche.

Il y eut aussi cette fois où au moment de partir d’une soirée, il dit à son ami qu’il préfère finalement rester un peu, avant d’attendre qu’il parte et de prendre un autre chemin plus long en courant et d’arriver avant lui, et avoir l’air posé sur le canapé, comme s’il était là depuis des heures. Ce n’est pas grand-chose, mais ça valait tellement le coup de se faire autant mal pour obtenir des rires, voilà peut-être, comment résumer sa vie en une phrase.

 

Fervent admirateur du comique de répétition, il le pratique beaucoup, aussi. Une de ses blagues préférée, est de reprendre les gens quand ils font une faute de français, mais dans les deux sens. Si bien qu’ils ne savent plus s’il faut dire « amener » ou « apporter », « chez le coiffeur » ou « au coiffeur ». Il a retourné plus d’un cerveau, très tôt, comme Sophie Lacreu, en moyenne section, où il lui disait que la couleur verte était en fait le rouge et inversement, ce qu’elle pense toujours aujourd’hui. Mais pour l’humour, toujours.

 

Clément Cayol, quelqu’un de très cultivé, porte-parole d’une jeunesse qui sait s’engager, prêt à tout pour les autres, comme pour une blague, mais qui n’a sans doute jamais vraiment su dire je t’aime à ceux qu’il aime. Homme d’action plus que de parole, il préférera dire au revoir d’une froide poignée de main, paume vers le bas, à son meilleur ami qu’il ne reverra pas pendant longtemps, plutôt qu’une grosse accolade chaleureuse. Mais il n’hésitera pas une seule seconde à enfourcher son vélo à 02h30 du matin sous le vent et la pluie lyonnaise pour lui ramener ses papiers qu’il avait oublié, n’hésitant pas à stopper le bus en plein milieu de la route, et en faisant une petite blague au passage, pour l’humour, toujours.

 

La rédaction

Posté par actu-etudiant à 14:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]